Articles avec le tag ‘Dominique Nugues’

La culture, c’est de la politique

Lundi 29 mars 2010
La culture n'est pas un crimeEn début d’après-midi, ce lundi, le Directeur régional des affaires culturelles de Basse-Normandie a reçu une large délégation des acteurs de la culture en Basse-Normandie.
Cette manifestation prenait place dans une dans une journée nationale de mobilisation contre la RGPP (Révision générale des politiques publiques).
Localement, le SYNAVI, l’UFISC et l’ADADA appelaient à cette manifestation.
Nous fûmes, donc,  tous reçus par le Directeur régional des affaires culturelles, dans la Chapelle dépendant de la DRAC.
Le ton de discussion fut cordial. Cette réunion dura environ 3/4 d’heures et les réprésentants des arts de la musique, de la danse et du théâtre, purent s’exprimer
et être entendus par le Directeur régional des affaires culturelles, sans que cela soit un dialogue. Il a bien insisté sur ce fait. « Je vous écoute avec attention, je transmettrai mais nous ne dialoguons pas ».
Le Directeur régional des affaires culturelles rappelle qu’il met en oeuvre les politiques publiques. Les clés sont dans les mains du ministre. C’est lui le responsable des politiques. Le Directeur applique ou décline les dites politiques.
Il nous apprend que les décisions qui vont transformer l’organisation territoriale sont en cours d’approbation par les Assemblées et que pour l’instant, on ne sait donc rien.
Il nous répète (au cas où quelques étourdis ne l’auraient pas remarqué) qu’il y a une très grave crise économique. L’urgence est donc aux dépenses sociales qui tirent sur les budgets.
Le Directeur régional des affaires culturelles nous cite même le Val de Marne où là-bas c’est très, très sérieux. D’ailleurs Monsieur Bartolone l’a dit : « Ã§a va être très dur. »
Enfin, il nous informe du fait que les collectivités locales n’ont pas pris à temps la mesure de la rigueur budgétaire qui s’impose. Mais que ça va venir et qu’on va pas rigoler.
Comme on le voit, l’atmosphère n’était pas à l’euphorie. Car pour le dire rapidement:
  • Il n’y a plus de sous !
  • Cela ne va pas s’arranger
  • Le directeur attend ce que l’on va lui dire de faire. Il l’appliquerai.
Par devers-moi, sans oser parler haut en ce lieu deux fois sacré (ancienne Chappelle et Temple de la République), je me disais que voilà un Directeur régional des affaires culturelles prudent et habile car, en somme, son message fut :
« Que chacun se débrouille, l’état n’est qu’un petit agent des politiques locales et il va encore se ratatiner ».
Après cela, la parole fut donnée aux représentants de la Musique, de la Danse et du Théâtre.
Ce site étant un blog Wordpress, je laisse chacun présenter, commenter et analyser les propos du Directeur régional des affaires culturelles.
Nous nous sommes réunis à quelques-uns et nous avons décidé de procéder ainsi.
Les commentaires de ce billet sont ouverts, chacun peut y poser des questions, répondre, donner son avis.
Des prolongements seront donnés à ce débat sur RadioBazarnaom(vous serez prévenus en heure et en temps).
Et bientôt, J.Escamez nous parlera sur Storyus de l’Argentine qui, en période de crise, a mis la Culture comme priorité de développement (ça pourrait donner des idées).
Je publierai aussi un article sur l’histoire de la Culture à Caen et en Basse-Normandie. Tant il semble que les responsables soient oublieux d’une tradition très riche, très vivante et très humaine. Nous pourrons d’ailleurs, nous y mettre à plusieurs pour constituer une mémoire de cette histoire.
A vos claviers pour la suite de cet article…
Dominique Nugues

Impact numérique, l’exemple de la musique

Jeudi 4 mars 2010


La rupture numérique via l’exemple de la diffusion des contenus musicaux, tel est le sujet de cet article.
La musique est une expression artistique consubstantielle à l’humanité elle-même. Très longtemps, elle n’était entendue qu’en direct, jouée par des musiciens présents physiquement devant un public.

Il faudra attendre, les conséquences de la révolution industrielle, pour que la musique soit diffusée. Autrement dit, entendue sans la présence physique des artistes. Musique enregistrée ou musique diffusée à la radio, par exemple.

Cette histoire-là commence à la fin du XIXème siècle. La chanson prend alors son essor, après la Commune de Paris. Montmartre, les cabarets révèlent des talents : Bruant, Mac Nab, Charles Cros…

En avril 1877, Charles Cros formulait le principe d’un appareil de reproduction des sons qu’il nomma paléophone. Son document, présenté à l’Académie des sciences, suggérait que les vibrations sonores pouvaient êtres gravées dans du métal à l’aide d’un crayon rattaché à une membrane vibrante, et que, par la suite, en faisant glisser un stylet rattaché à une membrane sur cette gravure on parviendrait à reproduire le son initial. Avant que Charles Cros n’eût la possibilité de suivre son idée voire de construire un prototype, Thomas Edison, aux États-Unis, mettait au point le premier phonographe.

Dès lors L’industrie musicale va vivre des bouleversements considérables et devenir un agent économique majeur.

  • Entre 1925 et 1930, l’apparition de la radio hertzienne va rendre populaire de nouvelles expressions musicales. En particulier, le jazz et ses dérivés aux USA.
  • La décénnie 1950-1960 va voir, avec l’electronique, le disque vinyl, les débuts de la télévision et les magazines spécialisés, la musique devenir une industrie.
  • Les années 60 voit naître une nouvelle clientèle : les jeunes qui affirment leurs gouts.
  • La rupture numérique change radicalement la donne économique, les usages et la consommation.

Le monde analogique

Entre 1925 et 1930, la radio prend son essor et couvre de ses ondes le monde entier. En particulire les USA et l’Europe. Il faut des contenus. De la musique. Peu à peu, les techniques d’enregistrement et de restitution évoluent. Dès les années 30, les disques 78 tours apparaîssent. Ils sont lus par des phonographes à aiguilles. La bande magnétique et le magnétophone voient le jour, à leur tour. Les technologies évolueront. Mais les bases resteront les mêmes.

1950. Invention du transistor

Ce composant va révolutionner l’électronique et permettre une diffusion plus souple et beaucoup plus large, des contenus radio.
Mais nous sommes toujours dans l’analogique.

Et le numérique change tout…

(Lire la suite…)

À propos de STORYUS

Mardi 2 mars 2010

STORYUS est  édité par l’Association MAQSTO (en cours de constitution).

Dominique Nugues est à l’initiative de ce site. Il en est le responsable de publication.

Storyus présente des contenus sous forme de textes, d’illustrations graphiques : cartes, chronographies, images, de sons et de videos.
Tous les contenus sont proposés sous licence Creative Common.
Mais qu’est-ce que c’est ce truc. C’est très important. C’est même une petite révolution. Regardez et oyez  l’animation ci-dessous, elle explique tout :

STORYUS se veut l’expression multiple et diverse de praticiens, théoriciens, utilisateurs des technologies.

L’angle de reflexion de STORYUS est : Les nouvelles technologies transforment le monde chaque jour.
  • Quel regard poser sur cette évolution ?
  • Y mettre son grain de sel pour tendre vers des temps meilleurs et écarter les réflexes et les tentations barbares.

STORYUS et RadioBazarnaom

ont lié une étroite alliance. Cette alliance se traduit pour l’instant, par un échanege de contenu. Les éléments sonores contenus dans STORYUS sont diffusés sous forme d’émissions sur l’antenne de RadioBazarnaom.

STORYUS est produit bénévolement.
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